31/07/2011

Une oeuvre du peintre belge Eugène De Bie acquise par les Musées du Vatican

Une oeuvre du peintre
EUGENE DE BIE (1914-1983)
PIETA EN BRETAGNE
acquise par
les MUSEES DU VATICAN.

Un événement dans la postérité de l'œuvre d'Eugène De Bie
(Watermael-Boitsfort/Bruxelles 1914 – Quimper/France1983)

Une œuvre du peintre belge Eugène De Bie fait désormais partie des collections du Vatican. Il s'agit d'une « Pietà en Bretagne » peinte à la gouache dans les années soixante (50 x 65 cm ) qui a rejoint, il y a quelques semaines, les collections prestigieuses de la cité vaticane. Une belle reconnaissance pour l'artiste disparu en 1983 et dont l'œuvre compte quelques pièces d'art religieux qui avaient été réunies en une exposition thématique à la Basilique de Koekelberg (Bruxelles) en 1992, exposition dont le catalogue avait été préfacé par Mgr Danneels.

D'autres œuvres d'Eugène De Bie figurent déjà dans plusieurs édifices religieux d'Europe : une Croix monumentale en l'église Sainte-Marie-Mère-de-Dieu à Forest (Bruxelles), un Chemin de Croix en l'église Saint-Martin à Jemappes (Belgique), tous deux classés par l’IRPA « Institut Royal du Patrimoine Artistique de Belgique » , un Christ en croix dans la Chapelle de l’Ecole Sainte-Thérèse d’Ergue-Armel (Bretagne/France), une tête de Christ couronné d'épines au Couvent des Religieuses Trinitaires de Valence (Genève/Suisse) ainsi qu'un Saint-François en la cathédrale de Tempio (Sardaigne/Italie).

On sait combien la découverte de la Bretagne a été décisive dans le parcours personnel et artistique d'Eugène De Bie. La vie rude des pêcheurs, les paysages battus par l'Océan et le vent, mais aussi l'empreinte d'innombrables légendes et l'omniprésence des témoins de l'histoire religieuse, les calvaires notamment, ont eu un impact certain sur l'imaginaire du peintre. La « Pietà » vaticane appartient à cette veine bretonne et renoue avec une narration qui situe la vie du Christ dans un contexte local et non plus historique, d'où son appellation de « Pietà bretonne ». Loin des évocations emphatiques et militantes, la « Pietà » de De Bie s'attache à évoquer l'affliction en une scène intime dont certains protagonistes affirment clairement, par leur costume traditionnel, la transposition d'un moment de la vie du Christ en une autre époque et un autre lieu. Par sa composition claire et enlevée, des couleurs limpides et sa dynamique ascensionnelle, la « Pietà bretonne » donne une vision à la fois intimiste et puissante des souffrances du Christ.

Didier Paternoster
Septembre 2007

 

http://eugene-de-bie2.skynetblogs.be

 


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