11/09/2011

Le Peintre belge Eugène De Bie (1914-1983) dans le Bénézit

De Bie, Bénézit, Bretagne, Le Guilvinec, Sud Finistère,Chronique consacrée à

Eugène De Bie

dans le

BENEZIT (Paris)

Edition 1999

Editions  Gründ – Paris – Tome 2 – pp 295 et 296

 

 

 

 

De BIE Eugène

Né le 10 mars 1914 à Watermael-Boitsfort (Bruxelles).

Mort le 20 août 1983 à l'hôpital de Quimper

(Finistère), accidentellement.

XXe siècle.

Actif aussi en France. Belge.

Peintre de composition à personnages, portraits,

figures, paysages, natures mortes. Fantastique.

 

Il fut élève de l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, et remporta le Prix Godecharle et le Prix de Rome. Une bourse lui permit un séjour de deux ans à Paris, où il fréquenta assidûment le Musée du Louvre et peut-être l'École du Louvre. A la suite d'un premier voyage en Bretagne, il se fixa au Guilvinec, près de Quimper, de 1947 à 1960. Ensuite, il partagea son temps entre Bruxelles et Le Guilvinec , où il possédait désormais une maison de vacances, près de laquelle un accident de voiture provoqua sa mort. Il a participé à de nombreuses expositions collectives, parmi lesquelles: 1979: Palais des arts et de la culture de Brest, 1982: Galerie Présences de Bruxelles, Foire Internationale de Bâle, IIe Triennale mondiale d'art figuratif à Lyon (où il obtint le Grand Prix de Composition), 1983: De Brueghel à Magritte à Lausanne, etc...Il a également montré ses œuvres dans de nombreuses expositions personnelles, entre autres: 1973 exposition rétrospective au Palais des arts et de la Culture de Brest. 1977 exposition rétrospective à l'Abbaye de Forest (Bruxelles), et, après sa mort: Bruxelles en 1983, Bâle en 1984, à la mairie du Guilvinec 1984, à l'abbaye de Forest en 1984, au Musée des Beaux-Arts de Mons(Belgique) en 1985.

De Bie a peint sur tous les thèmes : quelques paysages,  surtout de Bretagne, des natures mortes, d'assez nombreux portraits ou personnages en situation:  Le Repos du pêcheur par exemple. Mais c'est surtout dans les scènes d'imagination et dans les sujets fantastiques qu'il force l'attention.  Dans les scènes d'imagination, il s'est choisi quelques personnages dans lesquels il se retrouve sans doute: des clowns, Saint-Antoine en proie à la tentation, don Quichotte dans ses désillusions. Dans les sujets fantastiques, il accumule ensemble des éléments disparates, issus de ses rêves ou de ses fantasmes avec des obsessions souvent provoquées par le conflit latent entre son mysticisme et d'évidentes pulsions érotiques.

Quant à la technique, elle a évolué considérablement avec l'évolution des thèmes traités. Elle a évolué dans le sens d'une recherche de plus en plus poussée d'une fidélité descriptive minutieuse, exigée en particulier par les sujets fantastiques, donc irréels, auxquels il faut conférer crédibilité par la précision réaliste du détail. Ses sources ont été diverses: on reconnaît des souvenirs de Brueghel,  de Jérôme Bosch,  puis,  avec un saut dans le temps, de Dali et surtout de Magritte, aussi bien quant à ce dernier dans les thèmes et les "collages" d'éléments dispa-rates que dans la technique et jusqu'à la gamme des gris teintés qu'éveille quelque rouge: Le poids - Le diable dans la boutique - L'œuf musical - Le grand théâtre - ma clé de l'espace - la coulisse - l œuf infernal - la ronde endiablée - le puits - les femmes de l'été, et d'autres. Malgré  les sources et malgré les apparentements, c'est à dire malgré Bosch et malgré Magritte, De Bie a toujours récusé avoir un lien avec le surréalisme, revendiquant pour son compte le caractère fantastique. Pour conclure, on ne peut aujourd'hui que  s'étonner de la relative méconnaissance qui a frappé une œuvre finalement considérable.

#Jacques Busse

 

 

http://eugene-de-bie2.skynetblogs.be

12:21 Écrit par P G | Lien permanent | Commentaires (0)

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