07/02/2013

TRENTE ANS DEJA

Cet été, il y aura déjà trente ans

que le Peintre Eugène De Bie et son épouse

trouvaient la mort sur les routes de Bretagne.

 

 

Nous ne pouvions passer cet anniversaire sous silence sans vous montrer

une oeuvre réalisée en 1967,

tableau prémonitoire du terrible accident de voiture

sur la route de Sainte Marine (Sud Finsitère)

le 7 juillet 1983.

 

Le Carrosse brisé

Huile sur toile

H120 X L 160

 

Le Carrosse qui se brise, la femme qui s'élève vers l'au-delà

et l'homme qui tente de la retenir.



Madame De Bie mourra sur le coup le 7 juillet 1983.

  Le peintre la rejoindre le 20 août 1983

 

K-DB012 copier - copie 2.jpg

 

Plusieurs articles parurent, à cette occasion, dans divers journaux

dont un article écrit par

 Jean-Robert Delahaut,Terre d'Europe Bruxelles-Paris-Genève, 1983.


Un des peintres contemporains les plus doués venait de disparaître...

                     On s'aperçoit de la grandeur réelle d'un chêne quand on le voit abattu.

                 La place vide laissée par lui montre mieux encore sa grandeur.

                   Il en va de même des hommes, et surtout des artistes et des poètes.

        Peintre et poète, Eugène De Bie le fut intensément.

         Sans doute, ne fallait-il  pas attendre sa fin tragique pour savoir

       qu'il appartenait à la race des grands.

       Mais la beauté et la richesse de son oeuvre prennent aujourd'hui

     une résonance émouvante et profonde.

En possession d'un métier d'une perfection

rappelant celle des Primitifs Flamands,

doué d'une imagination somptueuse

au service d'une culture vaste et raffinée,

Eugène De Bie a mis dans ses oeuvres une

puissance créatrice où l'on retrouve l'imagination délirante

d'un Jérôme Bosch allié à la grâce de Watteau

évoquant des personnages de "la Commedia dell'arte".

Ses parentés spirituelles se fondent harmonieusement

dans les compositions de De Bie

et leur confèrent une originalité rayonnante.

 


15:51 Écrit par P G | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.